Etudes & recherches : En cours

 

 

 

 

Rémunérations et statuts des aidants : parcours, transactions familiales et types d’usage des dispositifs d’aide » (Participation à la recherche portée par le Laboratoire Interdisciplinaire pour la sociologie Economique) (2016-2018)

Le présent projet a pour but d’analyser l’effet des modes de rémunération et de dédommagement de l’aide sur les formes d’investissement, le recours aux dispositifs d’aide et les équilibres familiaux des aidant-e-s proches. Cette analyse sera enrichie par le croisement entre les expériences vécues des aidants et les contextes locaux d’actions publiques dans lesquels elles s’inscrivent. La recherche portera sur le champ du handicap et celui de la perte d’autonomie des personnes âgées et se déroulera sur deux territoires locaux contrastés. Elle visera à rendre compte de la multiplicité des expériences vécues en fonction de la diversité des configurations familiales et des profils des aidant-e-s et des aidés. La recherche se propose d’explorer les effets des rémunérations sur trois grandes dimensions de l’expérience des aidants : les transactions familiales, c’est-à-dire les interactions et négociations au sein de la famille mis en jeu par l’aide ; les recours ou non recours aux dispositifs d’aide et in fine les trajectoires des aidants, c’est-à-dire la manière dont s’infléchissent leurs parcours personnels, professionnels et familiaux. On fait l’hypothèse que ces parcours et ces types de mobilisations sont étroitement liés aux ressources propres des territoires, et notamment à la densité des réseaux de soutien locaux. L’analyse approfondie de ces configurations plurielles contextualisées permettra de produire des résultats inédits sur la situation et les ajustements des aidant-e-s face aux dispositifs publics.

Equipe de recherche :
Olivier Giraud, Barbara Rist B. (dir)., Jacqueline De Bony,  Anne Petiau, AbdiaTouharia-Gaillard, Arnaud Trenta.
 

Cette recherche est financée par la Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie (CNSA).

 

Le triptyque « personne concernée – proche aidant – professionnel.le » dans l'intervention sociale à domicile auprès de personnes handicapées psychiques
Vers une co-construction de l’intervention sociale appuyée sur des expertises multiples (2017-2019).

Résumé
La situation d'accompagnement social et sanitaire au domicile des personnes en situation de handicap psychique s'appuie sur un triptyque configurationnel réunissant trois catégories d'acteurs : les personnes concernées, les proches aidants (dont la famille) et les professionnel.le.s. Ce triptyque est emblématique aujourd'hui des logiques d'action et d'engagement émergentes depuis une dizaine d'années dans l'action sociale et médico-sociale et fait référence à la notion de triple expertise reconnue aujourd'hui dans différents rapports officiels : expérientielle du côté des personnes concernées, domestique du côté des proches aidants et clinique et méthodologique du côté des professionnel.le.s. Nous proposons d'établir une analyse de la co-construction de l’intervention sociale, dans cette configuration, autour de deux grands axes, articulés entre eux : la mobilisation et la reconnaissance des savoirs experts de chacun des acteurs, et l’évolution de l’équilibre des pouvoirs et de l’asymétrie des places. Notre terrain d’enquête est celui des services d’accompagnement à domicile (SAVS, SAMSAH, SAAD), à partir desquels nous investiguons le travail réalisé avec les proches aidants et les réseaux d’entraide (GEM notamment).
Menée par une équipe mixte chercheur.e.s/professionnel.le.s, cette recherche se propose de mettre en oeuvre un dispositif méthodologique participatif et interventionnel combinant des entretiens de cadrage, des entretiens collectifs avec des groupes homogènes comprenant des représentants de chacun des acteurs concernés (personnes en situation de handicap, proches aidants, professionnel.le.s) et par la suite des groupes d’analyse réunissant ces trois catégories d’acteurs afin de permettre l’échange, la confrontation des points de vue, mais aussi la recherche de solutions concrètes aux problèmes identifiés et pour aller vers davantage de co-construction.
Les résultats attendus sont de plusieurs ordres : la production de connaissance sur la co-construction de l’intervention sociale et la mobilisation d’expertises multiples dans celle-ci ; la formulation de pistes d’action opérationnelles pour l’amélioration de celle-ci dans les services concernés ; la diffusion de ces résultats à la communauté scientifique mais aussi aux trois catégories d’acteurs par l’intermédiaire notamment d’outils numériques de formation tel qu’un module de Formation Ouverte et A Distance (FOAD).

Portage du projet
Ce projet de recherche est porté par le Centre d’Etude et de Recherche Appliquées (CERA), en partenariat avec l’Espace Scientifique et Praticien en Action Sociale et en Santé (ESPASS) de l’Institut Régional et Européen des métiers de l’Intervention Sociale (IREIS) Rhône-Alpes.
Y sont également associés : le Collège Coopératif Auvergne Rhône-Alpes (CCAURA), l’Espace de Recherche et de Prospective Santé-Social (ERP-URIOPSS), le séminaire « Les voix de la délibération : de l’ethnographie du trouble à celle de régulation » du Centre Max Weber (UMR 5283 Université Lumière Lyon 2) et le Laboratoire de Changement Social et Politique (EA 7335) de l’Université Paris Diderot.
Ce projet rentre dans la programmation scientifique du Groupement d’Intérêt Scientifique (GIS) Hybrida-IS.
Equipe
Ce projet est porté par une équipe mixte, c’est-à-dire réunissant des chercheurs et des professionnels de terrain :
• Lionel Boutet (professionnel-chercheur), Directeur multi-sites (SAVS, SAMSAH, ESAT « hors les murs » et Résidence Accueil), Les Amis de Germenoy.
• Carmen Delavaloire (professionnelle-chercheure), Directrice adjointe MAS Paul Gachet, Directrice 8 Groupes d’Entraide Mutuelle (GEM), OEuvre Falret.
• Claire Heijboer (chercheure), Doctorante en sciences de l’éducation à l’Université Paris Descartes/Centre de Recherche sur les liens sociaux (CERLIS), Responsable de projet à Buc Ressources, Membre du CERA.
• Lydie Gibet (professionnelle-chercheure), Directrice MAS Arnaud, OEuvre Falret, Doctorante en travail social à l’ISCTE (Lisbonne)/IRTS Parmentier.
• Catherine Lenzi (responsable scientifique), directrice des pôles Recherche, Enseignement Supérieur et International à l’IREIS Rhône-Alpes et de L’Espace Scientifique et Praticien en Action Sociale et en Santé (ESPASS/IREIS Rhône-Alpes), Chercheure associée au Laboratoire Printemps (USVQ).
• Anne Petiau (responsable scientifique), Docteure en sociologie, Responsable du Centre d’Etude et de Recherche Appliquée (CERA), Chercheure associée au Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (CNAM/CNRS).
• Marielle Valran (chercheure), Chargée d’étude et de recherche au CCAURA, Doctorante en sciences de l’éducation à l’Université Lyon 2/Laboratoire Education, Cultures, Politiques
• Sabine Visintainer (chercheure), Formatrice à l’ARFRIPS (Lyon) et membre du séminaire « Les voix de la délibération : de l’ethnographie du trouble à celle de régulation » du Centre Max Weber

 

 

Deuxième séminaire de recherche-action du projet Maquéro pour l’association Aux captifs la libération (2017)

Le Centre d’Etude et de Recherche Appliquées (CERA) a réalisé en 2016 pour l’association Aux Captifs la libération une recherche-action évaluative intitulée « L’articulation du sanitaire et du social pour l’accompagnement des personnes sans domicile à Paris ». Celle-ci avait pour but d’accompagner l’expérimentation d’une « Maraude dotée de compétences interdisciplinaires autour des gares du Nord et de l’Est de Paris »
Les objectifs de cette seconde année de séminaire de recherche-action sont d’entretenir et de poursuivre la dynamique d’analyse partagée instaurée durant l’année 2016 : analyse du travail partenarial co-élaborée par les chercheures et les professionnel.le.s du territoire. Par ailleurs, il s’agit de contribuer à dépasser les points de blocage ou de difficulté identifiés dans la première année de la recherche-action, à mettre en oeuvre les pistes d’actions identifiées. A partir des conclusions de la recherche-action, on cherchera ainsi à contribuer à :
- Améliorer le travail en partenariat avec les professionnel.Le.s de la psychiatrie
- Dépasser le cloisonnement entre secours médical et urgences sociales
- Dépasser le cloisonnement entre urgences sociales et insertion sociale
- Améliorer le partage d’informations entre professionnel.le.s du territoire
- Améliorer le recours aux dispositifs existants de coordination et d’analyse partagée.
Le séminaire vise ainsi, in fine, à accompagner le déploiement du projet Maquéro dans sa seconde année. Il se déroule sous la forme de trois journées de recherche-action durant l’année 2017, rassemblant des représentants de l’ensemble des personnes concernées par le décloisonnement des pratiques pour l’accompagnement des personnes sans-domicile qui occupent l’espace public sur le territoire Gare du Nord/Gare de l’Est, et notamment :
• Représentant.e.s des champs social, médico-social et sanitaire (soin somatique et psychiatrie).
• Représentant.e.s des professions sociales et médicales.
• Afin de contribuer au dépassement des cloisonnements identifiées, nous serons également attentifs à ce que soient présents des représentants des secteurs de l’urgence sociale, de l’insertion sociale et du secours médical.
Le séminaire est animé selon la Méthode d’Analyse en Groupe (MAG), telle qu’élaborée par plusieurs chercheurs du Centre d’Etudes Sociologiques de l’Université Saint Louis à Bruxelles.

L’équipe de cette recherche-action
Responsable scientifique : Anne Petiau (docteure en sociologie, responsable du CERA (BUC Ressources/Saint Honoré/CEREP Phymentin), chercheure associée au LISE (CNAM/CNRS UMR332).
Animation du séminaire : Marie Loison-Leruste (Sociologue, Maîtresse de conférences à l’Université Paris 13, chercheure au Centre de Recherche sur l’Action Locale (CERAL) et chercheure associée au Laboratoire Interdisciplinaire pour la Sociologie Economique (LISE), CNAM/CNRS) et Anne Petiau.
 

 

« Qualifier le programme Marcel Olivier pour l’accompagnement des personnes sans domicile usagères d’alcool » - Etude pour l’association Aux Captifs la libération (2017-2018)

« Qualifier le programme Marcel Olivier pour l’accompagnement des personnes sans domicile usagères d’alcool » - Etude pour l’association Aux Captifs la libération (2017-2018)
Le Centre d’Etude et de Recherche Appliquées (CERA) réalise pour l’association Aux Captifs la libération une étude visant à qualifier le programme Marcel Olivier. Il s’agit de situer les actions du programme Marcel Olivier dans les dispositifs et les débats actuels sur l’usage d’alcool et l’alcoolodépendance des personnes sans domicile, à partir de recherches dans la littérature existantes et d’entretiens auprès des différents acteurs, personnes accompagnées et partenaires.
Lancé en janvier 2012 grâce au financement de la fondation Bettencourt-Schueller, l’association Aux Captifs, la libération développe un programme spécifique sur les usages d’alcool de personnes sans domicile. Pour répondre à la problématique alcoolique des personnes sans domicile, le programme Marcel Olivier comporte deux volets : une « équipe mobile » et un centre d’accompagnement pour les personnes sortant de soin ou souhaitant un accompagnement addictologique : l’espace Marcel Olivier. L’espace Marcel Olivier est un lieu d’accueil, d’entraide et d’accompagnement non médicalisé. Le programme Marcel Olivier articule un accompagnement socio-éducatif et sanitaire, la plupart du temps en complément d’un parcours de soin. Les interrogations s’orientent de plus en plus vers une logique de Réduction des Risques et de Dommages appliqués au produit alcool. Il cible des personnes ayant des problématiques complexes, qui articulent l'exclusion sociale et l'alcoolodépendance.
L’étude vise à qualifier le programme Marcel Olivier au regard de la littérature scientifique, des débats actuels et du contexte institutionnel existants en matière d’intervention auprès des personnes sans domicile usagères d’alcool. L’étude poursuit plus précisément deux grands objectifs :
- Situer le programme dans le paysage des dispositifs dédiés aux usagers d’alcool et alcoolo-dépendants.
- Situer les modalités d’intervention du programme parmi les modalités de prise en compte de l’usage de l’alcool dans l’intervention auprès des personnes sans domicile du secteur Accueil-Hébergement-Insertion).
L’étude visera in fine à situer le programme Marcel Olivier dans ce paysage et à qualifier ses modalités d’intervention.

Equipe
L’étude est menée par Sylvain Beck, docteur en sociologie, formateur permanent au centre de formation Saint-Honoré (Paris, 19è) et post-doctorant associé au GEMASS (Groupes d’Etude des Méthodes de l’Analyse Sociologique de la Sorbonne (Paris 4-Sorbonne/CNRS UMR 8598), sous la responsabilité scientifique d’Anne Petiau, docteure en sociologie, responsable du CERA (Buc Ressources/Saint Honoré/CEREP Phymentin), chercheure associée au LISE (CNAM/CNRS UMR3320).